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"Startup Iséco": Découvrez l'histoire de 8 entrepreneurs soutenus par la GIZ (Vidéos)

"Startup Iséco": Découvrez l'histoire de 8 entrepreneurs soutenus par la GIZ (Vidéos)

par La Rédaction / déc 26, 2016 / 0 commentaires
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La GIZ à travers son projet «Initiative pour la stabilisation économique et l’emploi des jeunes (#ISECO)» mandaté par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et en parteariat avec le Ministère tunisien de l'Industrie, vise à renforcer les compérences des jeunes entrepreneurs. Plus de 100 projets dans 13 gouvernorats sont soutenus par ce programme.

Afin de promouvoir les projets innovants, la GIZ a lancé le concours "Startup Iséco", auquel plus de 2000 femmes et hommes entrepneurs ont participé. Huit d'entre eux vous racontent leurs histoires et parcours en vidéo:

Rajeb Nouili: Usine de fabrication de pâtes fraîches à Silana

Après 14 ans d’expérience dans une usine de production de pâtes fraîches en Italie, Rajeb Nouili décide de revenir à Siliana où son projet a été retenu au concours Startup Iséco. Première région de production céréalière de Tunisie, il souhaite y installer sa propre entreprise de production et de distribution de pâtes fraîches. La matière première y est de très bonne qualité et surtout bon marché.  Avec l’aide d’experts de la GIZ il a pu réaliser une importante enquête auprès de consommateurs de Siliana et de Kairouan pour mieux cibler la réalisation de son produit. Les contrats ont été signés avec les banques commerciales, le local pour la production choisi et les machines commandées. Neuf employés ont été recrutés. Le début de la production est prévu pour octobre 2016. Rajeb se projette déjà dans le futur et espère pouvoir employer d’ici 5 ans 30 personnes pour assurer une production de 45 kilos par heure et produire également par la suite des sauces pour les pâtes.
 

 

Marwen Béjaoui : Usine de fabrication de jus frais à Béja

Durant ses études de biochimie à l’université de Tunis en 2012, Marwen Bejaoui songe déjà à créer sa propre entreprise dans le domaine agroalimentaire. Venant de Béja, l’une des régions dans le nord-ouest du pays les plus fertiles de Tunisie, Marwen décide de créer sa propre marque de jus de fruits et de légumes frais. Son projet est retenu au concours Startup Iséco organisé par la GIZ à Siliana. Il reçoit alors une formation de management et de gestion grâce à laquelle il a pu réaliser une enquête auprès de 80 consommateurs et recevoir les accords des banques et du gouvernement pour acheter les machines nécessaires pour créer son entreprise. Sa production a démarré effectivement le 1er Juillet 2016. Il emploie actuellement sept personnes à temps plein et espère déjà pouvoir en employer davantage.
 

 

Amir Dhbaibi: Atelier de fabrication de pièces détâchées au Kef

Après des études de génie mécanique à Tunis, Amir Dhaibi travaille à Tunis pendant plusieurs années dans de nombreuses entreprises et usines de différents secteurs. Pendant cette période se cristallise son désir de créer sa propre entreprise dans le domaine de la fabrication de pièces détachées en caoutchouc.  Amir Dhaibi fait en effet le constat d’une forte demande pour des pièces détachées, en particulier de machines agricoles que peu de fabricants sont capables de produire en Tunisie. Originaire de la ville du Kef, l’une des régions les plus défavorisées du pays, non loin de la frontière algérienne, il décide néanmoins d’y monter son entreprise. Amir estime que le manque de concurrence dans cette région et sa familiarité avec la population locale seront un atout. Identifié par le gouvernorat du Kef comme projet porteur, celui-ci est transmis à la GIZ qui décide d’y apporter son appui. Amir Dhbaibi a ainsi pu recevoir l’équipement nécessaire, une assistance technique pour l’aménagement de son atelier et un soutien marketing pour l’élaboration de supports de communication. Amir a pris soin de bien choisir ses 6 futurs employés, tous issus de la région du Kef et expérimentés dans le travail en garage ou en atelier. La production des pièces détachées en caoutchouc a commencé au mois d’août 2016.
 
 
 
Taoufik Segni: Usine de fabrication de conserves alimentaires à Kairouan
 
 
Depuis son enfance, Taoufik Segni a toujours travaillé en parallèle de ses études. Jeune écolier, il partait avec 5 kilos de marchandises (olives et diverses conserves) depuis Kairouan jusqu’à Tunis pour les revendre à des commerçants. A 20 ans il ouvre sa première épicerie à Kairouan, puis d’autres pendant ses études supérieures. Kairouan est l’un des hauts lieux de la culture de l’olive, des câpres et des piments en Tunisie. Pourtant il n’y a aucune conserverie sur place : tout est acheminé depuis la capitale. Taoufik se met alors en tête de créer la première usine de conserves alimentaires à Kairouan. De nombreuses expériences professionnelles dans des pays arabes et européens lui ont permis d’élargir ses connaissances dans ce domaine. L’entreprise «Raven» de mise en conserve des aliments prend forme en 2013. Puis, grâce à l’appui de la GIZ, Taoufik Segni a pu recevoir l’aide du gouvernorat de Kairouan. Il suit alors plusieurs formations, notamment en marketing, et concrétise des accords avec des banques. Les locaux aménagés et l’équipement livré, cinq employés sont embauchés. La production démarre début 2016, après trois ans de préparation.
 
 
 
Saber Smati: Usine de fabrication d'emballages à Kairouan
 
Très jeune, Saber Smati était déjà intéressé par le commerce. Lorsqu’il entame ses études à HEC Tunis, son choix d’études est entièrement axé sur l’acquisition de compétences managériales et en comptabilité pour créer sa propre entreprise. Une fois les études terminées, il travaille dans plusieurs sociétés en tant que comptable, pour un bureau d’étude et de conseils à la création d’entreprises, puis comme directeur export dans une usine de fabrication de carton ondulé. Il prend alors la décision de retourner à Kairouan pour créer sa propre usine de fabrication d’emballage en carton. Il estime ce domaine porteur puisque presque toutes les entreprises ont besoin d’emballages. Du fait de sa centralité, Kairouan se trouve à un carrefour stratégique en raison de sa relative proximité avec toutes les grandes zones industrielles tunisiennes. Plusieurs années s’écoulent avant que l’entreprise ne soit créée en 2014 et que, fin 2015, la production ne commence. Saber a eu besoin d’un appui financier mais également en gestion et en marketing. La GIZ a donc accepté de le suivre, ce qui lui a permis de financer des machines et ainsi d’augmenter le rendement de l’usine. Aujourd’hui Saber emploie 12 personnes. Il espère embaucher d’avantage une fois que le matériel (une nouvelle cerleuse semi-automatique) sera livré.
 
 
 
Rim Belgayed: Usine de fabrication de palettes moulées à Gabes
 
Après avoir achevée ses études de technicienne supérieure en cosmétique et en parfum à Sfax, Rim Belgayed travaille pendant plusieurs années dans divers laboratoires de parfums et d’extraction d’huiles essentielles. Insatisfaite des conditions de travail, elle souhaite créer sa propre entreprise. A la recherche d’un projet réellement novateur en 2013, elle fait ses premières recherches en ligne. Elle découvre un projet en Amérique latine de production de palettes à partir de déchets naturels qui la fascine particulièrement. Elle souhaite en effet que son projet n’ait pas de conséquence écologique négative sur la ville de Gabès où elle est installée. Cette recherche la mène à imaginer un projet où de la sciure de palmiers serait utilisée pour en faire des palettes moulées. C’est le premier projet de ce genre conçu en Afrique et au Moyen-Orient. Elle entend parler de Startup Iséco par le biais du centre d’affaires de Gabès. Elle participe au concours et son projet est retenu. Après plusieurs formations dans le domaine de la gestion d’entreprise, elle reçoit l’équipement nécessaire. Rim Belgayed est en train de recruter les 10 employés dont elle a besoin pour débuter la production en octobre 2016. Rim espère pouvoir étendre son projet à d’autres villes tunisiennes et a déjà d’autres projets en tête, réalisés eux aussi à partir de sous-produits du palmier.

 

 

Aïcha Touijer: Atelier de confection de vêtements à Medenine

Le 23 octobre 2015, l’atelier de confection de vêtements d’Aicha Touijer commence sa production à Médenine dans le sud de la Tunisie, non loin de la frontière libyenne. Pour Aicha, c’est un moment longtemps rêvé qui enfin prend forme. Depuis 2003 elle travaille au lancement d’une ligne de vêtements fabriqués sur place. Elle commence par suivre une formation d’apprentissage de la broderie, puis décide d’acquérir une expérience professionnelle en travaillant dans un atelier. Quelques années plus tard elle participe une première fois au concours Startup Iséco mais son projet n’est pas retenu. C’est quand elle retentera sa chance une seconde fois que son projet sera considéré comme l’un des 10 meilleurs. La GIZ lui met alors à disposition des experts dans le domaine de la gestion d’entreprise. Pour être la plus efficace possible, elle décide d’installer son atelier de production chez elle. Un garage et une pièce attenante sont aménagés pour accueillir les machines nécessaires. Aujourd’hui, Aicha et ses 4 employées produisent toutes sortes de vêtements brodés, que ce soient des robes, des voiles, des chemises ou des kaftans.

 

 

Abdelkader Sassi: Usine de bloc d'aliments de bétails à Matmata

A 30 ans Abdelkader Sassi est certain qu’il ne quittera pas sa ville natale. La ville de Matmata dans le sud de la Tunisie est située dans une région touchée par une sévère sécheresse depuis plusieurs années. S’ajoute à cela la chute des recettes du tourisme dont dépendait une grande partie la population locale. Abdelkader Sassi fait alors une étude de marché en autodidacte afin de mieux connaître les besoins spécifiques à sa région. Il s’aperçoit que la valorisation des déchets peut être profitable. Son projet est retenu au concours Startup Iséco. Après 8 mois de préparation et d’affinement du projet grâce au soutien de la GIZ, il reçoit l’équipement nécessaire (un broyeur, un malaxeur et une bascule) et a pu louer un espace de 250m2. Le 29 mai 2016, il se lance dans la production de blocs alimentaires pour le bétail réalisés à partir de noyaux de dattes récupérés chez les habitants et paysans de la région. Il emploie actuellement 3 ouvriers.

 

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