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Saida Zemzemi : Du journalisme à la communication, l’histoire d’une jeune combattante

Saida Zemzemi : Du journalisme à la communication, l’histoire d’une jeune combattante

par W.T / juillet 10, 2017 / 0 commentaires
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Saida Zemzemi est la co-fondatrice et codirigeante de l'agence de communication" Afkarcom", l'une des rares agences spécialisée dans la diffusion des communiqués publicitaires.
Du journal " L'Expert", en passant par le magazine "Ekher Khaber", cette jeune experte de la communication a choisi d'installer son propre projet et ce, malgré la forte concurrence que connait ce secteur en Tunisie.
Après des études à l'Institut de Presse et des Sciences de l'Information (IPSI), elle collabore très jeune dans le marketing pour le compte de certains établissements publics, en produisant des reportages et des enquêtes pour le compte du Ministère de la Santé avec la publication d'un livre spécialisé.
Munie d’un bon carnet d'adresses et une parfaite maîtrise du marketing, elle décide de cofonder la société « Afkarcom". 
 
Chemin difficile, mais…
 
Mais comment faire pour créer ce projet ? 
« Un chemin très difficile à parcourir, mais bon j’ai bien résisté », nous répond la jeune.
Il suffit d’avoir une idée sur les procédures administratives et surtout à consulter le guichet unique de l’Agence de la Promotion de l’Industrie et de l’Innovation, le centre de formalités administratives et légales réunissant, en un même espace, les différentes administrations intervenant dans l’accomplissement des formalités de création d’entreprises : Déclarations de projets d’investissement et constitution de sociétés. 
« C’est par cette première étape que j’ai commencé à réaliser mon rêve avant d’entamer la recherche du fonds du roulement et les nombreux frais associés au lancement du projet », assure t-elle.
Pour cette phase, elle conseille de contacter la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS) qui offre des facilités intéressantes pour ces jeunes afin de les inciter à se mettre à leurs propres comptes.
D’après Saida, le suivi de cette étape est très importante surtout qu’un jeune qui vient juste de terminer ses études n’a pas forcément les moyens pour collecter 15% du coût total de son projet et si on y ajoute les frais associés au lancement du projet (loyer, matières premières). 
 
Le rêve devient une réalité
 
 Avec ce parcours du combattant, elle réussit à installer son boite de communication " Afkarcom" qui se fait remarquer par ses campagnes innovantes. La compagnie est aujourd'hui basée à Tunis. Elle compte deux départements : la diffusion des communiqués publicitaires et l'organisation de rencontres de presse.
Son cœur de métier est l'innovation. « A l’instar de grandes maisons internationales, nous visons à créer notre propre agence de communication», explique Saida dont l’entourage avait du mal, au départ, à comprendre la nature de ce nouveau métier. « J’ai décidé de ne pas suivre la voie du journalisme et de poursuivre mon rêve. Aujourd’hui, nous travaillons avec certaines entreprises privées, quelques ministères, ou encore plusieurs organisations et associations pour communiquer autrement sur la communication», déclare-t-elle.
De l'organisation des rencontres médiatiques, à la publication d'un magazine spécialisé dans le secteur environnemental, Saida Zemzemi retrouve un univers qui la passionnait : le journalisme. 
En tant que jeune, elle a su se réorienter vers sa passion qui est essentiellement axée sur la communication et le journalisme. « Je conseille d’ailleurs les jeunes journalistes, ou encore les jeunes diplômés qui en sont passionnés de résister", nous explique notre interlocutrice.
Pour cette jeune communicatrice, beaucoup de travail, de réflexion et de passion pour pouvoir se distinguer. Actuellement, elle dirige une petite équipe et elle vise le recrutement de dix autres d’ici la fin de l’année.
Le rêve n’a pas de frontière. Saida  est encore la responsable d’une revue mensuelle bilingue : * Elbiaanews*. Ce projet tend à instaurer une nouvelle culture environnementale dans notre société au niveau des comportements des Tunisiens, vis-à vis de leur environnement et de leur bien-être. Il s’agit également d’instaurer la notion de la RSE dans les sociétés.
 

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