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Innajim: Une campagne nationale pour inspirer les jeunes à entreprendre

Innajim: Une campagne nationale pour inspirer les jeunes à entreprendre

par Ismail Mestassi / mar 03, 2017 / 0 commentaires
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"Innajim" est une initiative conçue pour inspirer et inciter les jeunes tunisiens et tunisiennes à lancer leur propre entreprise. La vision du gouvernement est de donner à l’entrepreneuriat le rôle de moteur de l’économie nationale.  Jeudi 2 mars a eu lieu au local du working space Cogite, le lancement de la campagne «Innajim».
 
Le gouvernement d’union nationale s’est donné pour mission de promouvoir l’initiative privée et l’entrepreneuriat, en tant que moteur de l’économie nationale, en créant d’une part un Secrétariat d’État dédié et d’autre part en coordonnant l’ensemble des efforts engagés par les pouvoirs publics. Dans ce contexte économique difficile où jeunes et moins jeunes peinent à trouver du travail, la stratégie du gouvernement est d’encourager l’initiative privée auprès des jeunes afin qu’ils puissent trouver de l’emploi, mais aussi pour en créer.
 
Qui de mieux que Saïda Ouinissi, se décriant elle-même entrepreneure en politique, pour chapeauter ce projet ? C’est à partir de Cogite, cet endroit même où elle trouvait refuge lors de ses débuts en politique, que la Secrétaire d’État a voulu lancer l’initiative nationale «Innajim» ; c’est à partir de cet endroit qu’elle considère être l’espace privé n° 1 de l’écosystème entrepreneurial qu’elle énonce et annonce les mesures prises par les différentes institutions étatiques pour stimuler l’entrepreneuriat.
 
Concrètement, Saïda Ounissi a commencé par parler de ce qui existait déjà. Elle a tout d’abord insisté sur la nécessité de prendre les initiatives existantes et de les harmoniser. Ensuite, elle a souligné le fait que ces procédures, en soi, soient des dissuasives à l’entrepreneuriat, d’où l’impératif de les faciliter. Finalement, elle a prôné un accompagnement à long terme pour que cette dynamique ait la possibilité de changer les choses.
 
La Secrétaire d’État ne s’est pas arrêtée là. Elle énoncé les mesures qui pourraient donner de la valeur ajoutée par rapport à l'ancienne administration. Les bureaux de soutien désuets devraient être troqués contre des politiques d’approche qui sensibilisent et développent chez les plus jeunes une véritable culture entrepreneuriale. De plus, les efforts du gouvernement s'inscrivent aussi dans une optique légale. Les procédures administratives et légales représentent tout autant une résistance à l'initiative privée. Une promesse de modernisation et d'allègement de ces procédures a été formulée afin de lever ce mors.
 
Lors de son allocution, Saida Ounissi a aussi indiqué que des fonds dédiés aux jeunes entrepreneurs existent, mais restent décaissés. Alors, elle a insisté sur la nécessité de préparer des stratégies pour permettre aux porteurs de projets d'en bénéficier. Finalement, peu importe sa qualité, le produit tunisien ne peut porter ses fruits que s'il est bien intégré aux marchés tunisien, africain régional ou même africain. Une politique monétaire efficace, des infrastructures favorables, ou encore des services douaniers au service de l'entrepreneur devraient être établis afin de faciliter l'acheminement de la production vers ses différentes destinations.
 
L'initiative est certainement intéressante. Face à la crise de l'employabilité que traverse la Tunisie actuellement, l'initiative privée parait être une alternative pour les jeunes chômeurs. 

Pour plus d'informations, visitez la page facebook de la campagne, ou cliquez sur ce lien pour accéder au site web.

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