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Fethi Harrabi: Un moniteur pas comme les autres

Fethi Harrabi: Un moniteur pas comme les autres

par W.H / juillet 19, 2017 / 0 commentaires
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La volonté et la détermination sont-elles la clé des success-stories ?  Voyage dans le back-office de Fethi Harrabi, moniteur et propriétaire d'une auto-école.
 
 
Fethi Harrabi, 29 ans, de Sidi Bouzid est diplômé d'un certificat d'Aptitude Professionnelle ( CAP) en Jordonie (2009).
Issu d’une région agricole (Sidi Bouzid), il décide sans hésitation à se lancer dans son propre projet.
Mais pourquoi? « La fonction publique ne me permettra pas de satisfaire mes besoins. Un projet, par contre, pourra améliorer ma situation et donnera une opportunité de travail à d’autres personnes », pensait Fethi.
Ce jeune a beaucoup travaillé dans l'agriculture. C’est dans l’exercice de ses fonctions que ce passionné se lie d’amitié avec un moniteur d’auto-école. Entre temps, il a abandonné les études de baccalauréats pour des raisons familiales. Et pourtant,  il profite de l’occasion pour passer le monitorat  afin de lui permettre « d’allier le savoir à la passion ». Il décroche son premier poste à l’auto-école, sise å Lafayette. Il passe ensuite å la formation des clients. 
 
Des étapes à suivre...
 
Au départ, le bureau d’emploi était son premier contact. « C'était une étape importante pour défendre mon projet, celui de la création d'une auto-école", précise le jeune.
 
Défi relevé par Fethi qui a par la suite frappé la porte de l'Agence Technique des Transports Terrestres. " Ce passage est obligatoire. Car, c'est l'établissement le plus concerné par cette affaire et il est chargé de déterminer les conditions nécessaire pour l'ouverture d'un tel projet", nous explique Harrabi.
 
Après ce parcours administratif, l'étape suivante ėtait la recherche des financements. La BTS était la cible de Fethi. "Cette dernière m’a accordée presque  27000 dinars  » précise Taoufik. L’accord de principe de la BTS était conditionné par une expérience minimale de 3 ans et la possession d'un local.
 
Entre-temps, le jeune entrepreneur multiplie les petits boulots, pour subvenir à ses besoins. Il a dû emprunter 2 000 dinars auprès d’un cousin pour couvrir ses frais.
" Heureusement que mon cousin m’a soutenu. Je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde. J’ai vu plusieurs renoncer en cours du chemin. Si non, je plains l’administration tunisienne pour la lenteur. À chaque étape, je perds beaucoup de temps à refaire certaines procédures parce qu’on m’a mal orienté au départ", reproche-t-il.
 
Les procédures, vrai casse-tête!
 
Interrogé sur la durée de ce chemin, notre interviewé a avoué que les formalités administratives pour créer une entreprise théoriquement, n’excèdent pas les trois semaines. En pratique, son parcours a duré presque trois ans.
 
Optimiste et persévérant, Fethi ne s’est pas laissé décourager par les complications des procédures. Mais il a cédé aux pressions de quelques fonctionnaires. " J’étais pris par le temps. J’ai décidé de recourir aux pistons. Sinon je ne peux pas avancer» témoigne le propriétaire d'une auto-école au centre-ville de Tunis.
 
Quelles difficultés as-tu rencontré dans la réalisation de ton projet? " La principale difficulté a été de trouver un apport financier pour démarrer mon activité. Heureusement, j'ai obtenu un gros chantier et grâce au premier acompte, j'ai pu me lancer et réaliser mon rěve. 2016 reste une année exceptionnelle qui a été marquée par la naissance de mon projet", répond-il.
 
Après une année d’expérience dans cette  fonction, ce jeune combattant affirme que « ce métier-là, qui me plaît, c’est une passion ». Il affiche plus de 90 % de réussite au niveau de l’examen de circulation ». 
Durant cette période, Fethi Harrabi tire son tout premier bilan avec « des dizaines d’inscriptions au mois de juillet ». 
Il indique qu’ « un suivi très régulier est mis en place. La correction du code s’effectue avec un formateur, ce qui  permet de développer les questions et de proposer des exercices ».
 
Équipé d'un seul véhicule, il souligne être « là pour former la vie du conducteur et pas uniquement à avoir le papier rose ».
A terme, il envisage d’être un « centre de récupération de points à tarifs préférentiels ».
 
Confiant pour l'avenir
 
Malgré les entraves, Fethi Harrabi s'est montré confiant en l'avenir ! 
"Ce qu'il manque aujourd'hui, c'est des outils de financement spécifique.  En tant que jeune entrepreneur,  nous nous retrouvons entre la concurrence et la conjoncture économique, de fait, il n'existe que très peu d'outil de financement pour lancer de nouveaux projets... C'est dommage, mais les choses changent !!", affirme Harrabi.
 
Les conseils de Fethi aux jeunes entrepreneurs sont du courage, de la persévérance, de la rigueur et accepter les hauts comme les bas ! Le moral est un vrai sujet à gérer pour garder le cap à suivre !
 
"Quand on veut, on peut !" 
 
Si vous souhaitez contacter Fethi pour plus d'informations.Fethi.harrabi345@gmail.com
 

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