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Amine Landoulsi : « Mes conseils pour devenir un photographe renommé »

Amine Landoulsi : « Mes conseils pour devenir un photographe renommé »

par W.K / août 04, 2017 / 0 commentaires
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On vous invite à découvrir un photographe bourré de talents. Son mode photo est inspiré du fantastique et de la magie.
 
Commençons par le début, peux-tu te présenter ?
 
Amine Landoulsi 40 ans né au Bardo, photographe reporter freelance marié et père de trois garçons.
 
Quel a été votre parcours scolaire et universitaire ?
 
Après avoir obtenu un bac en économie gestion au Lycée khaznadar, je suis titulaire d’une Maitrise en finance et un Master en gestion hôtelière de l’Institut des hautes études commerciales de Carthage (IHEC) et possédant ainsi un diplôme professionnel en photographie.
 
 Depuis quand pratique-tu la photo ?
 
En amateur depuis l’âge de 15 ans et en tant que professionnel c’était depuis la révolution de 2011.
 
Quels sont les domaines de la photo que tu aimes travailler ?
 
Le photojournalisme, le storytelling et le portrait.
 
Et y en a-t-ils certains que tu n'as pas encore explorés, mais qui t'attirent ?
 
En ce moment bien faire ces trois me suffis.
 
 Vous n'avez pas eu peur de vous lancer dans un domaine qui ne correspondait pas à votre formation initiale ?
 
Tant mieux que j’avais cette peur de me lancer dans un domaine qui ne correspondait pas à ma profession. Sans elle ma motivation pouvait facilement s’éteindre ; j’avais peur de l’avenir mais pas de mon passé car à chaque étape j’apprenais beaucoup et au moment de la décision de changer de cap j’avais assez d’éléments qui me facilitait la tache de dire : « oui c’est le moment de sauter » 
Apres c’est le travail qui paye cash. Si on aime ce que l’on fait, la peur se dissipe peu à peu car la confiance prendra sa place peu à peu aussi.
 
Qu'est-ce qui vous semble le plus compliqué dans ce parcours ?
 
C'est de trouver le juste milieu entre sa vie professionnelle et sa vie familiale. Je rends hommage à mon épouse « Amira » qui sans elle j'aurais eu plus de mal à réaliser ce que je veux.
Un photographe reporter ne dort jamais, il est toujours en veille, car l’information devient, un besoin vital à une société qui en demande, de plus en plus.
 
 Comment avez-vous fait pour vous faire connaître aussi rapidement ?
 
Mon nom en arabe signifie « honnête » et je le suis avec les personnes qui le méritent mais aussi avec ceux qui ne le mériteraient pas.
Donc j’ai toujours eu de l’estime pour mes confrères qui sont plus expérimentés que moi. C’est les doyens du métier qui peuvent te passer le flambeau afin de créer une chaine entre les générations de photographes reporters en Tunisie. Aussi j’ai noué des relations fraternelles avec les jeunes du métier qui aspirent devenir photographes.
 
Quel bilan fais-tu de ton expérience d'un jeune photographe ?
 
Je suis en cours de vie professionnelle et je ne peux pas éditer un bilan pour le moment car cela sera prématuré.
 
Vous avez été lauréat de plusieurs prix. C'est important pour vous ?
 
J’étais sélectionné à la première biennale des photographes arabes contemporains organisée à Paris en 2015. C’est une reconnaissance qui me permet d’avoir plus de visibilité nationale et internationale.
 
Ton langage photo va encore évoluer, mais peux-tu déjà donner quelques conseils à des personnes qui débuteraient pour que, comme toi, ils puissent développer leurs propres projets?
 
Il faut suivre son instinct et avoir confiance, et principalement être honnête avec soi-même et les autres.
La patience est aussi un ingrédient à ne pas oublier.
 
Quels sont vos projets maintenant ? 
 
Depuis 6 ans de travail avec les agences de presses internationales, je retrouve mon statut de freelance.
Je vais produire des projets qui depuis un bout de temps son inscrit dans mon calepin et qui je n’avais pas assez de temps à les faires.
Je vais traiter de la Tunisie et essayer d’être un photographe qui opère avec cette citation » think globally act locally ».
 
 

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